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 Le plan "réussir en licence"

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Juliette

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MessageSujet: Le plan "réussir en licence"   Dim 23 Déc 2007 - 22:28

Les grandes lignes du plan "Réussir en Licence"

Voici les grands axes du Plan "Réussir en Licence" 2008-2012, présenté par Valérie Pécresse jeudi, et destiné à diviser par deux le taux d'échec en première année d'université qui s'élève aujourd'hui à 52%.

- RÉNOVATION DU CONTENU DE LA LICENCE

. La première année de la licence, baptisée "fondamentale", deviendra à la rentrée 2008, "pluridisciplinaire" et mettra l'accent sur la culture générale, les langues étrangères (deux heures d'anglais hebdomadaires), l'informatique (1 heure hebdomadaire), la méthode et l'autonomie. Des modules seront communs à plusieurs licences.

La ministre souhaite que le nombre de cours en amphithéâtres représentent 20% de l'enseignement, contre 80% pour les cours en petites classes.

. La deuxième année, "de consolidation", rénovée à la rentrée 2009, constituera la véritable étape d'entrée dans la spécialisation disciplinaire.

. Au cours de la troisième année, "de spécialisation", rénovée à la rentrée 2010, les étudiants devront valider un stage, qui ne devra pas excéder "plus de trois mois".

. A partir de la rentrée 2008, les étudiants bénéficieront, en moyenne selon les établissements, de cinq heures hebdomadaires supplémentaires - cours ou tutorat - pour chaque année de Licence.

- ACCOMPAGNEMENT RENFORCE DES ÉTUDIANTS

. A la pré-rentrée, l'étudiant signera "un contrat de réussite" contenant des "engagements réciproques", avec suivi périodique des résultats.

. Modules de tutorat obligatoires pour les étudiants en difficulté.

. Les étudiants bénéficieront du soutien d'un "enseignant référent", équivalent du professeur principal.

. Une prime de responsabilité pédagogique sera attribuée à un "coordonnateur de licence" (qui coordonne les enseignements).

- MEILLEURE ORIENTATION et POSSIBILITÉ DE RÉORIENTATION

. Mise en place de l'orientation dite "active" dès la terminale (système de pré-inscription)

. En cas d'erreur d'orientation, une réorientation sera possible en fin de premier semestre et de première année. Les crédits acquis pouvant être transférés dans d'autres cursus de formation.

- MEILLEUR AIGUILLAGE DES BACHELIERS TECHNOLOGIQUES VERS LES IUT OU BTS

. Système de bonus pour les IUT qui accueillent plus de 32% (moyenne nationale) des étudiants de bacs technologiques et professionnels.

. Des passerelles seront possibles pour les étudiants en échec à l'université vers les IUT ou les STS: les places vacantes dans ces derniers y seront mobilisées.

- UN CAHIER DES CHARGES POUR LES UNIVERSITÉS

Les formations proposées aux étudiants et leurs débouchés d'insertion feront l'objet d'une évaluation, sur la base d'un cahier des charges national, qui fixera plusieurs exigences, comme:

. "renforcer la pluridisciplinarité"

. "développer l'ouverture de la licence sur les métiers et faciliter les changements d'orientation"

. "assurer une meilleure lisibilité de l'offre de formation"

. renforcer l'encadrement pédagogique

- MISE EN OEUVRE ANTICIPÉE

Censé entrer en oeuvre progressivement à partir de la rentrée 2008, certaines initiatives ponctuelles pourront être mises en place dès janvier, février 2008 dans les universités qui le souhaitent. Pour cela les présidents d'université ont accepté de puiser sur leurs fonds de roulement.
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Juliette

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MessageSujet: Re: Le plan "réussir en licence"   Dim 23 Déc 2007 - 22:28

COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF SLU SUR LE PLAN "RÉUSSITE EN LICENCE"

16 décembre 2007




Une des composantes essentielles d’une réforme de l’université doit consister en une réflexion globale sur l’évolution du premier cycle universitaire, qui concentre une grande partie des difficultés actuelles du système. De ce point de vue, le « plan réussite en licence » annoncé jeudi 13 décembre par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche apparaît largement en deçà de ce que l’on est en droit d’attendre d’une réforme en profondeur, et repose de surcroît sur une conception faussée de la nature et des objectifs du premier cycle universitaire.

En premier lieu, les mesures proposées par ce plan ne sont pas à la hauteur des objectifs très ambitieux qu’il affiche et qu’on ne peut a priori que partager (diviser par deux en cinq ans le taux d’échec en première année, amener 50% d’une classe d’âge au niveau licence). Les moyens du « plan licence » sont beaucoup trop restreints au regard de l’enjeu crucial de la refonte du premier cycle. Sans aucune création de poste, ce plan « réussite en licence » est condamné d’avance : les exigences d’encadrement des étudiants ne pourront être correctement remplies. De plus, tel qu’il est conçu, le plan suppose le recrutement massif d’enseignants contractuels temporaires (essentiellement moniteurs et ATER), ce qui ne favorise ni la cohérence des équipes pédagogiques, ni la qualité des enseignements, ni enfin l’encadrement des étudiants — mieux vaudrait confier les enseignements de première année à des enseignants-chercheurs chevronnés — et l’augmentation des services d’enseignement des enseignants-chercheurs. Les enseignants de licence ne seront donc plus, de facto, des enseignants-chercheurs. C’est bien que la volonté affichée de promouvoir la recherche française à un rang d’excellence mondiale relève de la pure hypocrisie.

Examiné dans le détail de ses propositions, le « plan réussite en licence » n’apporte pas de solutions satisfaisantes :
le caractère prétendument plus « généraliste » de la première année universitaire n’est censé être assuré que par des enseignements aux contours très vagues : « culture générale, connaissances du monde socio-économique, bases juridiques ».
les prétendues innovations pédagogiques qu’il avance (groupes restreints, tutorat, suivi individuel) ne sont pas totalement inconnues des universitaires : elles supposent par contre, pour être efficaces, un réel soutien financier.
aucune réflexion en profondeur n’est menée sur les rapports entre premier cycle universitaire et d’autres espaces d’enseignement post-baccalauréat, spécifiquement les classes préparatoires.
il semble inviter à l’établissement de numerus clausus dans les établissements, censés « afficher sur le site national d’orientation les places disponibles pour chaque filière » et à l’institutionnalisation de la concurrence entre établissements (qui doivent publier « les taux de réussite aux examens et les taux d’insertion professionnelle »).

Enfin ce plan contient un autre danger : il est fondé sur une conception faussée du type de savoir dispensé par le premier cycle universitaire (opposition artificielle entre « connaissances » d’un côté et « compétences » de l’autre, nuisible aux savoirs disciplinaires fondamentaux) et sur une définition excessivement étroite de la « professionnalisation », entendue comme « employabilité » directe à la fin de trois années d’études. De fait, l’université ne peut prétendre être « professionnalisante », et garantir une orientation efficace des étudiants, que dans la mesure où le premier cycle (et spécifiquement la première année) est organisé autour d’un tronc commun fortement pluridisciplinaire : c’est cela, une formation réellement « généraliste », garante de savoirs solides, et non de savoir-faire souvent éphémères. De plus, le plan proposé ne prend aucunement en compte l’articulation entre enseignement et recherche, ni du point de vue des enseignants-chercheurs, ni de celui des étudiants souhaitant poursuivre des études au-delà de la troisième année de licence dans une discipline relevant des « fondamentaux ».

Le « plan licence » témoigne à cet égard d’un aveuglement idéologique et technocratique qui ne peut être qu’extrêmement dommageable à l’avenir des premiers cycles universitaires. Il s’inscrit, en ce sens, dans la filiation directe de la loi LRU, et doit donc être rediscuté au même titre. Les premiers cycles universitaires méritent un « plan réussite » élaboré en concertation avec les enseignants-chercheurs, et doté de moyens à la hauteur de ses ambitions !
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Gaëtan



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MessageSujet: Re: Le plan "réussir en licence"   Lun 24 Déc 2007 - 12:05

Comment transformer le système de formation universitaire en un système de formation lycéen...

Cette réforme est nulle, surtout qu'elle n'aura aucun impact puisqu'il n'y aura pas assez de professeur pour l'appliquer correctement.

De plus, je suis désolé de le constater mais il n'y a que les meilleurs des meilleurs en bac technologique qui arrivent à suivre en DUT... Les autres partent en général au bout de 4 semaines...
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MessageSujet: Re: Le plan "réussir en licence"   

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